L'appel du 18 juin
L’esprit du 18 juin

Par Dino CINIERI
La
crise grecque a montré toute la place et la force
d’entraînement de la France dans le concert européen.
Cela ne fait aucun doute. L’engagement déterminé de
Nicolas Sarkozy a permis d’éviter le pire. L’ Histoire
retiendra ce moment décisif où notre pays a assumé,
sans hésiter, toutes ses responsabilités. Bien sûr la
crise est grave, profonde. Elle est le signe d’un monde
en mutation. Comme toutes les grandes nations, la France
doit s’adapter à un nouveau contexte international. Cela
demande du courage, de la détermination.
De tels enjeux exigeraient un débat démocratique de haut
niveau. Or les arguments développés par la gauche se
cantonnent à exploiter une démagogie de circonstances.
Pour les hiérarques socialistes augmenter les impôts
apparaît toujours comme la seule réponse imaginable.
Ainsi « Faire payer les riches »constitue la matrice
permanente du programme économique et social du PS.
Qu’importe que cela n’ait jamais marché nulle part !
Qu’importe que tous les pays prennent des décisions
autrement plus efficaces !
Pourtant
le courage consisterait à dire la vérité aux Français.
Notre pays a d’authentiques ressources, une capacité
d’innovation indéniable, une culture industrielle et
commerciale très forte, une diplomatie respectée, un
modèle de société à défendre. Nous avons les moyens
d’avancer, de construire un avenir à nos enfants mais il
nous faut accepter certains changements.
Qui en doute réellement aujourd’hui ?
La solidarité est essentielle, les efforts seront
répartis avec justice. Tout le monde doit cependant se
sentir concerné. On ne peut bâtir un projet en montant
les catégories sociales les unes contre les autres. La
réforme des retraites a été préparée dans cet esprit.
Alors que nous commémorons le 70ème
anniversaire du 18 juin, rappelons nous que la voie est
parfois étroite mais que l’Histoire donne raison aux
audacieux.
Le 18 juin pour référence
Cet
anniversaire est bien davantage qu’une commémoration.
Pour nous, Gaullistes, c’est un temps de rassemblement
autour de nos valeurs fondamentales : - - l’amour de la
France,
- la volonté de la servir ,en particulier dans les
moments difficiles,
- la clairvoyance,
- l’engagement et le courage.
Le département de la Loire a compté de nombreux
résistants.
Nous restons porteurs de leur héritage : défendre la
liberté et la solidarité dans un monde de plus en plus
complexe.
Au sein d’une Europe en crise, la voix de la France
reste écoutée. En cela Nicolas Sarkozy poursuit l’œuvre
du Général de Gaulle.
Car le
Gaullisme, c’est le refus de fatalité, l’énergie au
service de l’action. Au nom de l’intérêt général l’état
a le devoir d’imposer des règles.
De Gaulle croyait en la force de la politique, au rôle
essentiel des hommes.
Face aux dérives des marchés financiers, son message
reste d’actualité.
Le 18 juin est l’acte fondateur qui a redonné son
honneur à la France.
Le 18 juin c’est le refus du renoncement, la foi dans un
génie français qui fait de notre pays un exemple.
La famille gaulliste est rassemblée aujourd’hui, dans le
souvenir du Général, pour perpétuer l’esprit de
résistance et la grandeur de son message.
Dino Cinieri
Montbrison.objectif2014


Le 18 juin 2010,
nous avons commémoré le 70ème
anniversaire de l'APPEL du Général de
GAULLE
Cette commémoration doit être le point
de départ d'un nouvel épisode de notre
combat pour une autre politique à
Montbrison.
Les combats que nous menons c’est bien
le Général de Gaulle qui nous les
inspire. C’est aussi le Général de
Gaulle qui est notre boussole en
économie.
De son temps, « la politique de la
France ne se faisait pas à la
corbeille ».
Une phrase que beaucoup devraient
méditer aujourd’hui. Notre combat
d’aujourd’hui est donc profondément
gaulliste. Parce que pour nous toutes
nos convictions ont un point de
ralliement : la croix de Lorraine !
Je sais que certains d’entre nous ne
veulent pas forcément brandir la
référence au gaullisme dans notre
combat. Certains de nos compatriotes
jugent la référence vieillotte,
inadaptée à la situation actuelle. À
nous de leur montrer que ce n’est pas
vrai !
Comment ne pas reconnaître aujourd’hui
l’actualité de sa pensée qui évoquait
les « rudes secousses et une somme
énorme d’injustices » comme conséquences
du laissez faire et du laissez passer ?
Le gaullisme est actuel dans nos pensées
qui structurent notre vie politique.
N’oublions pas que le libéralisme est né
au 18ème siècle et le socialisme au
19ème alors que le gaullisme est une
idéologie de la 2ème moitié du 20ème
siècle ! C’est pourquoi la pensée
politique du Général de Gaulle est
parfaitement à même d’être la boussole
de notre pays dans les années à venir.
C’est pourquoi, dans les élections
futures que nous mènerons, nous ne
devons pas hésiter à brandir la croix de
Lorraine. C’est elle qui unit notre
pensée et clarifie ce que nous proposons
aux Français.
Le GAULLISME doit guider nos pas pour
préparer l'avenir, pour que vive le
département de la LOIRE, vive la République
et vive la France !

Appel du 18 juin, Nicolas Sarkozy rend un vibrant hommage à Charles de Gaulle
18 juin 2010, Discours du Président de la République à Londres à l’occasion du 70ème anniversaire de l'appel du Général de Gaulle
Monsieur le Premier ministre,
Cher et grand peuple britannique,
En ce 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin, lancé par le général de
Gaulle sur les ondes de la BBC à l'une des heures les plus tragiques de
notre histoire commune, dans cet Hôpital Royal de Chelsea qui est pour
l'Angleterre ce que les Invalides sont pour la France, permettez-moi de vous
adresser le salut fraternel et la reconnaissance éternelle du peuple
français qui se souvient de ce que vous avez accompli pour sa liberté et
pour son honneur
En offrant au général de Gaulle l'hospitalité de son foyer, l'Angleterre ne
s'est pas seulement comportée en fidèle alliée vis-à-vis de celui qui avait
choisi de devenir un proscrit pour incarner le respect de la parole donnée.
Car la France avait donné sa parole que dans cette guerre elle ne se
séparerait jamais de l'Angleterre, que jamais elle ne cesserait de combattre
à ses côtés.
En accueillant chez elle le général de Gaulle, en lui offrant le
micro de la BBC, en reconnaissant sa légitimité et celle de la France Libre,
l'Angleterre a signifié que pour elle, la seule vraie France - ne fut-elle
représentée que par un seul homme - ne pouvait être que celle qui ne l'avait
pas trahie, celle qui voulait continuer de se battre, celle qui n'acceptait
pas la défaite.
En reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d'agir au nom de
la France, l'Angleterre a rendu à la France le plus bel hommage qu'elle ait
jamais reçu parce que cela voulait dire qu'à ses yeux elle ne pouvait se
confondre qu'avec la conception la plus élevée de l'honneur.
Elle permit aussi que la résistance française pût tout simplement exister.
Car l'Appel du 18 juin n'aurait pu être lancé nulle part ailleurs qu'au sein
du seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses
forces au nazisme.
Alors que dans la France submergée par l'ennemi, profitant du malheur, les
chefs trahissaient en demandant l'armistice au mépris de la parole donnée et
en s'engageant dans une collaboration qui les conduira à couvrir les crimes
les plus atroces, à Londres, le 18 juin, le général de Gaulle répondait à
Winston Churchill qui avait juré le 4 juin « Nous ne nous rendrons jamais »
: « La flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et elle ne
s'éteindra pas ».
Alors que le peuple britannique se préparait à repousser l'invasion ; seule,
dans la nuit qui s'était abattue sur la France et qui serait bientôt rayée
par les faisceaux des projecteurs de la DCA à la recherche des avions qui
viendraient livrer à la résistance intérieure l'argent, les radios et les
armes dont elle avait tant besoin, une voix s'éleva pour dire à tous les
Français qui ne voulaient pas se résigner à la défaite qu'ils allaient
pouvoir continuer à se battre sous le drapeau et sous l'uniforme français.
Les mots simples et graves du 18 juin sont depuis entrés dans notre
Histoire, non parce que beaucoup de Français les entendirent lorsqu'ils
furent prononcés, mais parce qu'ils étaient la réponse que cherchaient tous
ceux qui voulaient se battre et qui ne savaient pas avec qui, qui ne
savaient pas où aller, ni comment.
Les premiers Français Libres, les premiers résistants diront tous
la même chose : la première résistance se fit à tâtons, dans l'obscurité. Le
général de Gaulle apporta la lumière.
A tous ceux que l'effondrement total de la Nation avait plongés dans le
désarroi et dans la révolte, l'Appel du 18 juin va offrir un repère, un
cadre, un point de ralliement. Et plus encore, donner à leur combat une
cause à servir, un but, eux qui savaient tous contre quoi ils s'étaient
révoltés mais qui ne savaient pas encore pour quoi ils allaient s'engager.
Sans le 18 juin, il y aurait quand même eu des résistants. Mais il n'y
aurait pas eu la France Libre. Il n'y aurait pas eu le Conseil National de
la Résistance. Il n'y aurait pas eu la France parmi les vainqueurs le jour
de la capitulation allemande. Il n'y aurait pas eu la France lavée du
déshonneur de la collaboration.
Qu'importe qu'en juin 1940 il n'y ait eu à Londres que quelques
centaines de volontaires et en France quelques milliers seulement de
Français cherchant désespérément à résister. Le 18 juin, le général de
Gaulle parle pour l'avenir. et il anticipe déjà sur tout ce qui va se passer
à la Libération et après.
L'État-major français croyait que lorsque la France aurait
capitulé, l'Angleterre capitulerait à son tour dans les 8 jours.
Le général de Gaulle connaissait les vertus du peuple britannique, son
courage, sa ténacité. Il connaissait la détermination de son Premier
ministre. Il savait que l'Angleterre ne céderait pas et que si elle ne
cédait pas, la guerre deviendrait mondiale.
Il savait que cette guerre mondiale, l'Allemagne ne pourrait pas la gagner.
Il savait que si la France sortait de la guerre elle sortirait aussi de
l'Histoire parce que l'Histoire s'écrirait sans elle.
Le 8 août 1940 Winston Churchill avait adressé à tous les aviateurs et
soldats de la Royal Air Force l'ordre du jour suivant : « La bataille pour
l'Angleterre va commencer. Les membres de la RAF doivent avoir toujours
présent à l'esprit que le sort de générations entières est remis entre leurs
mains ».
La première bombe tombera sur Londres le 24 août. Le 7 septembre 100
bombardiers jetteront sur la ville leur cargaison de mort. Le 15 septembre
l'aviation anglaise repoussera l'attaque aérienne la plus massive que
l'Angleterre ait jamais eu à subir. Ce jour que l'on appellera « le jour de
la bataille d'Angleterre » marquera un tournant. La dernière attaque
aérienne sur Londres aura lieu le 10 mai 1941. La bataille d'Angleterre aura
fait 40 000 morts et 50 000 blessés anglais. Dans ces moments critiques, la
famille royale sera exemplaire : le roi Georges VI et la reine Elizabeth
resteront à Londres aux côtés de leur peuple et lui apporteront un soutien
moral déterminant.
Winston Churchill dira « jamais dans l'histoire des conflits un si grand
nombre d'hommes ont dû autant à un si petit nombre ».
Le peuple français, comme le peuple britannique, sait ce qu'il leur doit.
Parmi eux, il y avait quinze pilotes de la France Libre dont neuf mourront
au combat.
Qu'importait le nombre...
Qu'importait le nombre des marins, des aviateurs, des soldats. Chacun avait
librement choisi son destin. Et dans le ciel de Londres, sur la mer, sous le
soleil d'Afrique, à Bir-Hakeim, partout, tous auront un comportement
admirable de dignité et de courage, comme ceux qui passeront dans la
clandestinité, comme les combattants des maquis, comme ceux qui se battront
en Italie, au Mont Cassin, au Garigliano, sur les plages de Provence, dans
tous les combats pour la libération du territoire.
Aucun d'entre eux pourtant ne se considèrera comme un Héros.
Chacun aura seulement le sentiment d'avoir fait son devoir.
Ce devoir, ils le feront en sacrifiant leur jeunesse, leur carrière, leur
vie.
La petite phalange de volontaires qui commença ici cette aventure glorieuse
et tragique, démunie de tout moyen matériel, n'avait d'autre force que la
force spirituelle qu'elle puisait en elle dans le sentiment d'être
dépositaire de tout ce que la France, avec ses valeurs, sa langue, sa
culture, son histoire pouvait incarner aux yeux du monde. Et « ils voulaient
pouvoir aimer la France tout en aimant la justice »
Ce sentiment était fortifié, soutenu par la chaleur, la gentillesse, la
générosité que le peuple britannique leur témoignait.
Il était porté par la conviction que chacun avait d'avoir trouvé un chef qui
allait le mener sur les chemins de « l'honneur, du bon sens et de l'intérêt
supérieur de la patrie » jusqu'à la victoire finale.
Cette force spirituelle fut plus grande que la force matérielle qui leur
manquait. Elle compensa la faiblesse du nombre. De ces « clochards épiques »
comme disait Malraux, elle fit des vainqueurs.
Quels qu'avaient pu être avant la guerre leurs opinions politiques, leurs
engagements, leur religion, ils se battirent tous au fond pour la même idée
de la liberté, la même idée de l'homme, la même idée de la civilisation.
Tous le comprendront plus tard quand s'ouvriront devant eux les premiers
camps de la mort et qu'ils rencontreront les premiers morts-vivants rescapés
de l'enfer.
Ces soldats improvisés que rien au départ ne prédisposait à se battre
ensemble pour la même cause, et que le général de Gaulle rassembla comme
Churchill rassembla le peuple britannique, ne se contenteront pas de libérer
la France.
Après la guerre, ils se battront pour la paix aussi farouchement qu'ils
s'étaient battus pour libérer leur pays. Ils connaissaient mieux que
quiconque ce que la guerre peut engendrer de peines, de souffrances et de
malheur.
Winston Churchill, ce vieux lion si acharné à détruire l'Allemagne
hitlérienne, réclamera aussitôt que les armes se seront tues, la création
des États Unis d'Europe.
Et le général de Gaulle dira à Adenauer :
« N'oublions rien du passé mais regardons ensemble vers l'avenir ».
Monsieur le Premier ministre,
En juin 1940 le gouvernement britannique offrit généreusement à la France
d'unir nos deux nations.
Aujourd'hui, c'est en assumant ensemble la responsabilité particulière qui
est la leur en Europe du fait de leur histoire et de leur puissance
matérielle, en assumant ensemble la défense de la liberté et de la
démocratie partout dans le monde comme elles l'ont toujours fait, comme
elles le font encore, que la Grande Bretagne et la France seront fidèles à
ceux qui sont morts pour elles dans le ciel de Londres, les déserts de
Libye, sur les plages de Normandie, dans la plaine d'Alsace quand tout ce
que nous aimons de la vie était menacé de disparaître.
En commémorant aujourd'hui le 70ème anniversaire du 18 juin 1940 la Nation
britannique et la Nation française se souviennent que leur unité a toujours
été la condition de leur survie
Tous les peuples d'Europe doivent se souvenir aussi qu'en juin 1940 la
civilisation européenne a failli périr à jamais, que l'unité de l'Europe est
la condition de la survie de sa civilisation et que, par conséquent, chacun
doit faire tout ce qu'il peut pour la préserver.
Ce n'est que par cette prise de conscience et par cette volonté commune que
le « non » fermement opposé en juin 1940 à la barbarie par des hommes et des
femmes de bonne volonté prend tout son sens.
Et c'est le plus bel hommage au fond que nous puissions leur rendre.
Vive la France !
Vive la Grande-Bretagne !
Vive l'amitié franco-britannique !
- 70 ème ANNIVERSAIRE DE L'APPEL DU GENERAL -
Le 18 juin 1940, depuis la BBC à Londres, le général de Gaulle lance un appel aux militaires français alors que le gouvernement Pétain négocie avec l'Allemagne. Son message sera diffusé sur les ondes à 22 h et rediffusée le lendemain à 16 h. Peu écouté sur le moment, il est repris dans les journaux encore libres du sud de la France puis affiché dans les rues de Londres et devient le symbole de la résistance. Réenregistré le 22 juin, le jour même de l'armistice franco-allemand, le texte s'est plusieurs fois transformé. L'appel original a d'ailleurs une tonalité moins guerrière que les versions suivantes, certains dirigeants anglais interdisant au départ à de Gaulle de stigmatiser Pétain. Le 28 juin, de Gaulle sera reconnu par Winston Churchill, comme le chef des Français libres.
Symbole de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, « homme de la situation » pendant la Guerre d’Algérie et acteur principal de la construction de la Cinquième République, le général de Gaulle incarna la France pendant de nombreuses années. Passionné par le passé de son pays, il répondit présent à ses convictions en endossant le rôle du personnage qui ne subit pas l’Histoire mais la construit.
Une éducation traditionaliste et érudite
Né à Lille en 1890, Charles de
Gaulle reçoit de sa famille une éducation conservatrice où
catholicisme, patriotisme, admiration de l’Ancien Régime et
érudition constituent les principales valeurs. Son père,
professeur, le confie aux Jésuites et lui ouvre les portes d’une
riche bibliothèque familiale que le jeune Charles dévorera, avec
un intérêt particulier pour Péguy, Bergson mais surtout
Chateaubriand.
Un militaire passionné
Lors de sa première affectation,
Charles de Gaulle gagne rapidement la confiance et les éloges de
Philippe Pétain ainsi que le grade de lieutenant. Quelque mois
après le début de la Grande Guerre, il est promu capitaine.
Il fait alors preuve d’un vif
engagement lors des combats. Blessé à deux reprises et décoré de
la Croix de guerre, il est finalement fait prisonnier au terme
d’une courageuse bataille à Verdun. Soucieux d’être au
cœur de l’action, il multiplie les tentatives d’évasion qui se
soldent toutes par des échecs. Il sera finalement libéré à la
fin de la guerre. Il part alors combattre en Pologne contre la
Russie soviétique.
L’Appel du 18 juin
Lorsque les combats de la Seconde Guerre mondiale débutent en
mai 1940, le colonel de Gaulle est nommé à la tête d’une
division cuirassée et se
distingue en menant une contre attaque efficace à Montcornet.
Très vite, Paul Reynaud, président du Conseil, lui donne un
poste au Ministère de la
Défense. Mais, De Gaulle est fermement opposé à toute
armistice. Quand Pétain signe la paix, il choisi l’exil en
Angleterre pour pouvoir poursuivre le combat. « Paris libéré »
Quelques jours après le
débarquement en Normandie, de Gaulle prononce un discours
acclamé. Mais surtout, le 26
août 1944 il fait un triomphe à Paris lorsqu’il descend les
Champs-Élysées et use de son talent d’orateur. Il prononce sa
célèbre phrase : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris
martyrisé ! Mais Paris libéré ! »
La naissance de la Cinquième République
En 1958, les événements d’Algérie
précipitent le retour du Général sur le devant de la scène.
Alors qu’il s’était retiré à Colombey-les-Deux-Eglises depuis
1953, il amorce sa réapparition en politique au printemps 1958
avant d’être appelé le 29 mai à la présidence du Conseil par
René Coty. De l’indépendance de l’Algérie à l’indépendance de la France
Alors que l’indépendance de
l’Algérie est effective, de Gaulle rencontre des difficultés en
politique intérieure mais parvient à s’affirmer en terme de
politique extérieur. Toutefois, malgré la contestation de
certains parlementaires face à la décision d’élire le Président
au suffrage universel, le référendum lui donne raison ainsi que
l’élection de 1965 qui le reconduit – difficilement – dans ses
fonctions. Mai 68
Alors que les Trente Glorieuses et le Baby-boom ont profondément
modifié la société, les étudiants parisiens, sous l’impulsion
des mouvements gauchistes, déclenchent fin mars 1968 des
manifestations et des blocages d’université. Ils revendiquent
entre autre une refonte de l’université, mais
ils expriment surtout un besoin
de changement dans la gouvernance du pays.
Progressivement, le mouvement prend de l’ampleur et s’étend aux
ouvriers. De Gaulle laisse le soin à son premier ministre
Georges Pompidou d’intervenir. Mais face à un mouvement qui ne
faiblit pas, de Gaulle s’envole sans prévenir le 29 mai pour
Baden-Baden. De retour le lendemain,
il prononce un discours de
fermeté où il dénonce la « chienlit » et appelle à manifester
pour le pouvoir en place.
"... Aucune illusion n'adoucit mon
amère sérénité!"
"... Certains hommes répandent,
pour ainsi dire de naissance, un fluide d'autorité dont on ne
peut discerner au juste en quoi il consiste ... Il en va de
cette matière comme de l'amour qui ne s'explique point sans
l'action d'un inexprimable charme."
"... L'autorité ne va pas sans
prestige, ni le prestige sans éloignement."
"... L'esprit militaire, l'art des
soldats, leurs vertus sont une partie intégrante du capital des
humains."
"... L'homme de caractère confère
à l'action la noblesse; sans lui morne tâche d'esclave, grâce à
lui jeu divin du héros."
"... La confiance des petits
exalte l'homme de caractère."
"... Le vent redresse l'arbre
après l'avoir penché."
"... Les armes ont cette vertu
d'ennoblir jusqu'aux moins purs."
"... Toujours le chef est seul en
face du mauvais destin."
"A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun
dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses
loisirs."
"Au fond des victoires d'Alexandre
on retrouve toujours Aristote."
"Au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa
personne qu'en se tenant méthodiquement assez haut et assez
loin."
"C'est purement
négatif de toujours remettre tout en cause, c'est, en somme, la
marque des faibles, des incapables."
"Ce qu'il faut surtout pour la paix, c'est la compréhension des
peuples. Les régimes, nous savons ce que c'est: des choses qui
passent. Mais les peuples ne passent pas."
"Ce que cette sorte de perpétuelle
menace pesant sur les hommes qui avaient la charge de gouverner,
cet état presque chronique de crise, ces marchandages ... auront
pu coûter au pays est proprement incalculable."
"Ce que nous pensons de la mort
n'a d'importance que par ce que la mort nous fait penser de la
vie."
"Chaque remous met en action les
équipes diverses de la hargne, de la rogne et de la grogne."
"Comme chef de l'Etat, deux choses
lui avaient manqué: qu'il fût un chef; qu'il y eût un Etat."
"Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est
étonné quand il est cru sur parole."
"Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés
de fromage?"
"Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment
et la politique."
"Dans le conflit présent comme
dans ceux qui l'ont précédé, être inerte, c'est être battu."
"Dans le tumulte des hommes et des
événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est
mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré
l'Histoire?"
"Dans toute association de deux hommes, il y en a toujours un
qui se fait porter par l'autre."
"De là vient qu'en ce moment, les
étendards des idéologies adverses: libérale, marxiste,
hitlérienne, flottent dans le ciel des batailles ..." |