
L’IDENTITE DE LA FRANCE : DROITS,
DEVOIRS ET PASSION DE LA LIBERTE
Le débat sur
l’identité nationale a été une occasion unique de réfléchir sur le
sens que recouvrent l’adjectif et le nom « français » en 2010.
Il est pour le moins paradoxal qu’à gauche on défende le droit à
l’identité de toutes sortes de minorités et qu’on ait refusé de
réfléchir sur le ciment qui unit notre communauté nationale.
Dans cette initiative d’Eric Besson, il y a eu la volonté toute
simple de savoir qui nous sommes. Quelles valeurs, quels messages
pouvons-nous porter au niveau international, sur quelles bases, quel
contrat sommes-nous prêts à accueillir les étrangers dans notre
pays ?
Existe-t-il un modèle français pertinent dont d’autres nations
puissent éventuellement s’inspirer ?
Il est tout à fait anormal que les mêmes qui défendent Obama et son
exaltation de l’identité américaine, fuient la conversation quand on
évoque l’identité française.
Peut-on encore clamer son amour de la France ?
Quand on est soi-même issu d’une vague d’immigration, comme je le
suis, on peut très bien s’interroger sur les facteurs qui ont permis
notre intégration complète à la société française.
Dans cette perspective l’école joue bien entendu un rôle
fondamental. C’est elle qui nous permet de nous situer dans une
histoire, de comprendre les valeurs de notre pays, de découvrir une
organisation politique originale, de nous inscrire dans un projet
d’avenir, dans un idéal où la réussite de l’individu contribue à la
réussite collective.
Tout commence par la maîtrise de la langue et se poursuit par
l’appropriation d’une culture dont on apprend les valeurs
universelles.
Jamais il n’est demandé de se renier soi-même, encore moins
d’oublier ses racines. Non, il s’agit simplement de s’inscrire dans
l’idéal républicain fondé sur la déclaration des droits de l’homme.
Tolérance, ouverture à l’autre, respect des différences, il serait
ben naïf de croire que ces valeurs sont naturellement évidentes.
Elles méritent en fait un combat de chaque jour. Et ce combat
fonde notre pacte républicain. Être Français, c’est adhérer à un
projet de vie en société où la laïcité garantit la liberté de tous
comme le respect de chacun.
Les propositions de François Fillon concernant l’apprentissage de
notre identité à l’école sont donc pertinentes et fondées.

Une histoire partagée pour racines
La connaissance de l’histoire de France permet de comprendre le pays
d’aujourd’hui.
Car on ne peut s’intégrer pleinement si l’on ignore comment la
nation s’est construite.
Apprendre à connaître l’état d’esprit, la mentalité des Français
représente un des meilleurs outils d’intégration.
On comprend alors que notre société est le produit plurimillénaire
de guerres, d’invasions, de mouvements de populations, de
révolutions économiques, politiques et sociales, de migrations .Il
s’agit d’une longue aventure collective nourrie d’une grande
diversité : diversités régionales, diversité culturelles,
sociologiques, religieuses.
Mais cette diversité a finalement produit un tempérament singulier.
L’identité de la France est composée de strates successives unies
par un même lien à une terre, à des paysages, à un art de vivre, à
un passé que chacun s’est approprié, à des valeurs nées souvent dans
la tourmente des événements historiques
La France est aujourd’hui apaisée avec elle-même.
Elle a digéré son histoire an acceptant les parts sombres de
celle-ci.
Le temps de la repentance doit s’achever.
Elle peut accueillir de nouveaux migrants, mais pour cela il faut
qu’elle accepte son identité. .
Car s’ouvrir aux autres ne consiste pas
à oublier qui l’on est.
Et on se nourrit d’autant mieux de la culture d’autrui qu’on se
montre apte à l’enrichir avec la nôtre. Toutefois nous ne sommes
nullement sur la défensive. Notre identité ne sera menacée que si
les jeunes générations l’oublient. Elle n’est pas non plus figée une
fois pour toutes. Notre identité sera en mouvement tant qu’elle
vivra.
Affirmer notre identité nationale c’est
tout sauf un geste de repli sur soi.
C’est afficher devant le monde que la France possède un message et
défend des valeurs universelles.
Dans de nombreux domaines il existe une
exemplarité française.
Pourquoi faudrait-il la cacher ?
Pourquoi devrait-on en avoir honte ?
Il faut avoir l’esprit bien étroit pour toujours vouloir ramener
l’identité nationale aux heures sombres du pétainisme.

La République en actes
« La nation est un
plébiscite de chaque jour », disait Renan.
<<Ce
n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France !
Naturellement, les Français, comme de tout temps, ressentent en eux
des courants. Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux
réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire,
et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la
tradition, qui, lui aussi, est nécessaire. C’est avec tout cela
qu’on fait la France. Prétendre faire la France avec une fraction,
c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom
d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable, >>ajoutait
De Gaulle.
La France est un rassemblement de volontés qui partagent un idéal de
liberté, de justice , de respect fraternel. Tous ceux qui, dans le
monde, se reconnaissent dans ces valeurs fondamentales peuvent
compter sur elle.
La France a inventé un art de vivre connu et envié dans le monde
entier. « Heureux comme Dieu en France », dit le proverbe allemand.
La France est une terre d’artistes, de
créateurs, d’écrivains .Son rayonnement culturel est immense.
La France est un pays de travail,
d’innovation.
On pourrait décliner toutes nos réussites économiques, sportives,
intellectuelles…Mais ne tombons pas dans le syndrome de Chanteclerc,
le coq qui croit que s’il ne chante pas, le soleil ne se lèvera pas.
Sachons rester humbles, soyons Cyrano mais pas Tartarin !
Et cultivons notre esprit critique sans nous laisser aller à nos
gauloises divisions !
Restons toutefois
pénétrés du passé dont nous héritons, de l’histoire que nous
continuons.
La France n’est jamais plus unie que
lorsqu’elle sait faire de sa diversité une richesse.
La France, c’est la République en
actes, l’affirmation des droits en échange du respect des devoirs !
La France, c’est la passion de la liberté !
Merci à tous ceux
qui ont pris part à ce débat, merci de votre soutien et de votre
enthousiasme.
Robert Karulak
CHASSE AUX SORCIERES : PALME D’OR A MAURICE VINCENT
Il y a un
domaine dans lequel Monsieur Le Maire est numéro 1, celui de la chasse aux
sorcières. D’après nos renseignements, il est le seul maire d’une grande
ville de France à avoir organisé de façon systématique le renvoi, la
mutation ou la mise au placard des personnels qui n’étaient ni socialistes,
ni communistes. La ville s’en trouve aujourd’hui totalement désorganisée et
prend un retard considérable sur ses consoeurs. Plus rien ne fonctionne car
on a estimé urgent de chasser les gens pour leurs idées politiques plutôt
que d’assurer la continuité républicaine fondée sur les compétences.
LES CLASSES MOYENNES VONT-ELLES DEVOIR QUITTER
SAINT-ETIENNE ?
Le
matraquage fiscal décidé par M. VINCENT aboutit pour les classes moyennes
stéphanoises à des augmentations d’impôts allant de 15 à 20 %.
Pour beaucoup cela signifie qu’ils paient désormais davantage d’impôts
locaux que d’impôts nationaux. Cette attaque portée contre le budget des
ménages aux revenus moyens a pour première conséquence une baisse
considérable de leur pouvoir d’achat.
Dans ces conditions beaucoup ne pourront bientôt plus s’offrir le luxe de
vivre à Saint-Étienne. Ils devront donc quitter la ville où ils ont grandi
pour aller grossir le flot des bouchons quotidiens afin de se rendre sur
leur lieu de travail.
Saint-Étienne va se vider de ses habitants et les émissions de gaz
carbonique croîtront en proportion.
Bravo Monsieur Le Maire !